Je suis là sur Poupoule… je vois, au travers de ses yeux et de sa respiration qu’elle va atteindre l’orgasme suprême. Je sens en moi la production du miel d’amour. Ça monte. Le coït est proche. Je vais me rependre en elle… c’est une question de secondes. Ensemble.
Dzing, dzing, dzing… téléphone !
Une, deux, trois… sonneries. A partir de la cinquième, mon cerveau de mathématicien commence à compter. Je ne suis plus concentré. Il y en aura plus de trente. Merde.
Vert de rage, je me rue sur l’engin et rappelle le numéro sans regarder qui a appelé.
- « C’est vous l’enculé de sa mère qui laisse sonner le téléphone plus de trente fois chez les gens un dimanche après-midi ? »
- « Euh… Eric ? »
Un pote !
- « Nom de Dieu Pierrot, c’est toi ? Mais bordel, il ne faut pas faire ça… les gens peuvent ne pas être chez eux ou vaquer à des occupations… intimes, si tu vois ce que je veux dire… »
- « Ohhh, je suis sincèrement désolé ! »
- « Moi aussi, allez, ciao, envoie moi un mail ».
Mon amour et moi finissons par en rigoler.
Nous décidons de nous mettre en peignoir pour passer le reste de l’après-midi et la soirée, cool (comme disent les jeunes).
Vers 18h et un peu sur notre faim, on remet ça à fond la caisse mais sur le canapé ! C’est pas mal non plus, ça. Essayez.
Ding, dong… la sonnette de la maison !
- « Mais on est maudit… »
Poupoule renfile son peignoir et va voir qui est à la porte… tataaaam.
Pierrot, sa femme et leurs deux gosses avec une bouteille de pinard pour s’excuser !
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